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Transport via gazoducs et méthaniers

Les zones de consommation sont souvent très éloignées des gisements. Le transport du gaz naturel à longue distance est donc nécessaire. Ceci peut se faire à l'aide de méthaniers ou de gazoducs terrestres ou sous-marins.

Gazoducs en acier épais

En général, un pipeline est constitué de tubes soudés entre eux. Ils sont fabriqués en acier particulièrement épais. Les épaisseurs varient de quelques millimètres à plus d'un centimètre et le diamètre de 20 cm à 1 m ou plus (1,40 m pour le le plus grand gazoduc actuel).

Les soudures sont contrôlées très sévèrement. Après ce contrôle et avant de déposer le tronçon dans la tranchée, on applique encore un revêtement de protection supplémentaire sur les soudures.

Gazoducs terrestres

Il est important qu'un gazoduc puisse transporter une quantité de gaz suffisante et puisse donc garantir une vitesse de transport élevée.
Pour cela, le gaz dans la tuyauterie doit rester à une pression d'environ 70 bars. Ceci est assuré à l'aide de puissantes stations de compression situées le long du réseau (environ tous les 80 km).

Gazoducs sous-marins

Pour amener sur le continent le gaz naturel des champs sous-marins, nous utilisons des gazoducs sous-marins.
Le gaz naturel exploité sur d'autres continents est également transporté via ces conduites. L'Italie et l'Espagne reçoivent ainsi le gaz d'Algérie par des canalisations de gaz qui relient l'Afrique et l'Europe à travers la Méditerranée.

Dans la mer du Nord, près de 2000 km de gazoducs sont aujourd'hui en activité.

  • les Norpipe, Statpipe et Europipe qui relient les champs gaziers norvégiens avec Emden, sur la côte allemande.
  • le Zeepipe qui assure depuis 1993 le transport du gaz naturel norvégien entre le champ de Troll et Zeebrugge. Plus tard, le Zeepipe a été dédoublé, de sorte qu'un gazoduc aboutit également à Dunkerque.
  • l'Interconnector, mis en service fin 1998, entre Bacton, sur la côte britannique, et Zeebrugge. Il assure le transport du gaz naturel britannique vers l'Europe continentale et inversement. Fin 2006, un deuxième pipeline (le BBL) a été mis en service entre Bacton et le continent.

Les méthaniers transportent le gaz naturel liquéfié

Transporté par des méthaniers. Le gaz naturel sous forme liquide occupe 600 fois moins de volume que sous forme gazeuse. Ceci rend le transport par la mer plus attrayant sur le plan économique.
Le gaz  naturel liquéfié ou GNL est stocké et transporté à pression atmosphérique et à une température de –163°C.

Le commerce de GNL s'est fortement développé dans le monde entier depuis 1990. Il représente plus d'un quart du commerce total de gaz naturel.
Plus de la moitié du commerce se déroule en Asie, mais la technique des méthaniers a été en grande partie développée en Europe de l'Ouest.

L'infrastructure comprend plus que les seuls méthaniers

Pour transporter du GNL, il faut plus que les seuls méthaniers.

  • Un gazoduc qui relie le champ gazier à la côte.
  • Une usine de liquéfaction et des réservoirs de stockage dans le port de chargement. Des compressions et refroidissements successifs liquéfient le gaz.
  • Un ou plusieurs méthaniers avec des cuves souvent intégrées dans la coque du bateau, dans lesquelles le gaz est maintenu à l'état liquide.
  • Un port de déchargement. Ici, le gaz est déchargé, stocké et à nouveau gazéifié. Le gaz naturel liquéfié redevient gazeux suite à une mise sous pression suivie d'un réchauffement. Certains méthaniers peuvent regazéifier leur chargement à bord et le livrer via une conduite de gaz entre le bateau et la côte.
  • Un ou plusieurs gazoducs relie le port aux zones de consommation.

Parmi cette infrastructure, la liquéfaction, la construction des méthaniers et le stockage représentent les plus grands investissements. Surtout du fait des alliages spéciaux. Ces installations doivent en effet pouvoir supporter des différences de température importantes, comparables à celles rencontrées dans la navigation spatiale.

Avec le terminal de Zeebrugge, la Belgique dispose d'une capacité de regazéification de 9 millions de tonnes de GNL/an, une capacité qui pourrait doubler dans quelques années.

Des méthaniers toujours plus grands

Les premiers méthaniers avaient une capacité de 25 000 mètres cubes de GNL. Mais aujourd’hui, les mers sont parcourues par des méthaniers dont la capacité est parfois dix fois supérieure. 

Les innovations technologiques diminuent les coûts du transport

Grâce aux innovations technologiques, les coûts du transport de gaz naturel liquéfié ont sensiblement diminué. Et la même évolution est visible pour les gazoducs. De ce fait, de plus en plus de gisements de gaz deviennent exploitables.

Notre pays est un centre majeur du réseau de transport européen.